Les normes de la série ISO 14000

L'EMAS

La compatibilité Qualité/Sécurité/Environnement.

Appliqué à l'organisation (ou au système), le management de l'environnement dispose de deux outils : une palette de normes ISO, la famille 14000 et un règlement volontaire européen, l'EMAS. Connectés l'un à l'autre, ils diffèrent par leur structure et leur niveau d'exigence.


Les normes de la série ISO 14000


(Extrait d'environormes 2002- avec le concours d'Alain JOUNOT, AFNOR)
La publication des premières normes de la série ISO 14000 remonte à septembre 1996. Elles répondent aux attentes des entreprises en "réaction" qui, en matière d'environnement, mesurent de mieux en mieux les menaces qui peuvent peser sur les plans économique et réglementaire. Les entreprises "en anticipation" quant à elles, cernent les opportunités dont elles peuvent tirer profit.

Cette attitude d'anticipation nécessite un véritable vision de la place de l'entreprise dans la société. En effet, hormis les relations avec l'administration, la pression exercée par les parties intéressées n'est pas toujours sensible.
Consommateurs, riverains, associations, élus locaux, tous n'expriment pas toujours les besoins de manière directe ou claire. C'est pourquoi les enjeux réellement décisifs peuvent être parfois très prosaïques et immédiats : obligation au plan, réglementaire, perspectives réglementaires, menace au plan économique, argument commercial, politique de groupe, positionnement à l'export...

Si ces démarches peuvent être induites par les partenaires et concurrents, elles restent des démarches authentiquement volontaires, et si l'entreprise choisit d'utiliser les normes ISO 14000 comme référentiel, c'est qu'elle y trouve des avantages.

La norme offre essentiellement une garantie de reconnaissance et de validation par les
différents acteurs de la société. Les entreprises ont besoin de telles garanties au moment de se lancer dans une démarche qui impliquera tous les processus de l'entreprise et ce pour de nombreuses années.
La norme présente une double stabilité :
- Stabilité dans le temps car si les normes sont révisées, c'est sur une période suffisamment longue pour ne pas contraindre les entre-
prises à un processus d'adaptation effréné,
- Stabilité dans l'espace aussi, car les normes ISO, applicables potentiellement partout dans le monde, constituent des référentiels universels.

Un élément supplémentaire de confiance réside dans le fait que ces normes s'appliquent effectivement en Europe. Elles seront mises en œuvre par le CEN (Comité Européen de Normalisation), ce qui entraîne le retrait des normes nationales contradictoires dans les différents pays d'Europe. Ainsi sont nées les normes de la série ISO 14000 qui s'emploient à concilier démarche volontaire et amélioration continue.

Les points clés pour la mise en œuvre de l'ISO 14001

L'approche par l'organisation de l'entreprise se fonde sur deux grands principes du management : l'engagement d'une politique et la mise en place d'un système auto-améliorant pour déployer cette politique.

L'intégration dans la stratégie de l'entreprise d'une dimension environnementale repose essentiellement sur les principes d'une boucle d'amélioration continue. La norme ISO 14001, comme ces prédécesseurs nationaux X30-200
en France et BS 7750 au Royaume Uni, donne des prescriptions vérifiables ("le quoi") sur l'ensemble du système pouvant servir à la certification par tierce partie, ou à l'auto-déclaration. À ces prescriptions s'ajoutent des éléments d'explication figurant sous forme d'annexe informative.

Les lignes directrices de l'ISO 14004 se positionnent comme le complément idéal des prescriptions précitées et dévoilent donc des principes et recommandations ("le comment") pour la construction d'un tel système. Cette norme, non certifiable par construction, apporte simplement des éléments pratiques sous forme d'exemples et de conseils. Cette valeur ajoutée ne pourra que faciliter la mise en œuvre du système.
Ces deux documents constituant des référentiels pour des audits internes ou externes (certification par tierce partie), il était logique qu'ils soient complétés par des documents organisant les audits environnementaux.

Ces "normes outils" portent sur :
- les lignes directrices pour l'audit qualité et environnement (ISO 19011),
- les principes de l'audit environnemental (ISO 14010),
- les procédures de l'audit du système de management environnemental (ISO 14011),
- les critères de qualification des auditeurs (ISO 14012),
- l'évaluation de site (ISO/FDIS 14015).


La révision de l' ISO 14001 : 1996

Texte mis à jour par Corinne DEL CERRO, AFNOR

Lors de la consultation mise en place au niveau international sur l'opportunité et la faisabilité d'une révision de l'ISO 14001, il avait été démontré qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre la norme ISO 9001 (même dans sa nouvelle version) et l'ISO 14001.

D'autre part, cette consultation a été l'occasion pour les experts de revoir dans le détail la norme ISO 14001. Cette revue a débouché sur le constat suivant : la norme pouvait être améliorée dans sa rédaction afin de la rendre plus lisible et plus compréhensible. C'est pourquoi, lors de sa dernière réunion plénière, en juin 2000, le sous-comité international responsable de l'élaboration du document a décidé de lancer le processus de révision de l'ISO 14001 : 1996, révision limitée à la prise en compte des points relatifs à la compatibilité de l'ISO 14001 avec l'ISO 9001 et la clarification du texte existant. Toute modification du texte existant devra avoir pour objectif une meilleure compréhension et mise en œuvre par les utilisateurs sans déboucher sur des exigences supplémentaires dans l'ISO 14001.

L'ISO/TC 207/SC1 a décidé par ailleurs que les solutions trouvées (propositions de modification) pour répondre aux problèmes soulevés devront être examinées en fonction des points suivants : Simplicité ; Clarté ; Efficacité ; Impact sur l'allocation des ressources ; Réponse aux objectifs de la norme ; Flexibilité de la norme ; Facilité d'utilisation de la norme ; Impact sur les utilisateurs existants ; Vérifiabilité ; Non-augmentation de la bureaucratie ; Compatibilité avec les autres éléments de la norme ; Compatibilité avec ISO 9001:2000, en reconnaissant les différences dues aux intentions spécifiques de chaque norme ; Prise en compte spécifique des besoins des PME ; Impact sur les pays en voie de développement ; Facilité de traduction.
Calendrier

État d'avancement de la révision du texte

- Le titre
Le titre de la norme devient : "Systèmes de management environnemental - Exigences et lignes directrices pour son utilisation"

- Les définitions
Trois nouvelles définitions issues de ISO 9000 : management system, system, procédure.
Deux définitions modifiées pour compatibilité avec l'ISO 9000:2000 : environmental management system, environmental policy.
Cinq définitions modifiées pour clarification : continual improvement, environmental objective, environmental performance, organization, prevention of pollution.

- Les procédures
Il existe trois procédures documentées dans la version 1996 : une pour la maîtrise opérationnelle (4.4.6), deux pour la surveillance et le mesurage (4.5.1). Dans la version 200x, la définition de procédure a été ajoutée. Seul l'article sur la maîtrise opérationnelle fait l'objet d'une procédure documentée, à l'organisme de décider les exigences qui doivent faire l'objet d'une procédure documentée.

- Les modifications ont été apportées aux articles suivants pour une meilleure compatibilité avec ISO 9001:2000 : introduction, exigences générales (4.1), documentation (4.4.4), non-conformité, action corrective et action préventive (4.5.2), enregistrements (4.5.4), revue de direction (4.6)

- Des modifications de clarification ont été apportées aux articles suivants : domaine d'application (1) et exigences générales (4.1), aspects environnementaux (4.3.1), objectifs et cibles (4.3.3), compétence, formation et sensibilisation (4.4.2), communication (4.4.3), prévention des situations d'urgence et capacité à réagir (4.4.7), audit de système de management environnemental (4.5.4).

L'EMAS

(avec le concours de Pierre Olivier VIAC, ACFCI)
L'EMAS : Environmental Management and Audit Scheme, dont la première version est parue en 1993, est l'abréviation en anglais de SMEA : Système de Management Environnemental et d'Audit, dont l'emploi est devenu désuet. Le terme Eco Audit est le nom français donné à ce règlement européen.

L'EMAS n'est pas une norme de management de l'environnement, il s'agit d'une approche nouvelle dans la Communauté Européenne, créée pour encourager les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs industriels à s'engager dans une démarche volontaire d'amélioration continue de leur performance environnementale.

L'EMAS 2, paru en 2001 concerne toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d'activité, ainsi que tout type d'organisation
(collectivités, zones d'activités…).
Il est délivré pour 3 ans avec l'obligation annuelle d'actualiser la déclaration environnementale, cette obligation pouvant être contournée si le vérificateur, en fonction de certains critères, le juge possible.

La déclaration environnementale validée est l'atout majeur d'EMAS.
Véritable "reporting" des performances de l'entreprise à l'égard de l'environ-nement, la déclaration environnementale EMAS de l'entreprise est validée chaque année par un expert indépendant. Il est désormais possible d'en extraire des informations ciblées
adaptées à chacun des partenaires concernés.
La réglementation EMAS s'applique à l'ensemble des 15 pays membres de l'Union européenne et aux 3 pays membres de l'Espace économique européen, à savoir la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.
La reconnaissance du système de management, si elle est obtenue par la certification ISO 14001, conserve naturellement sa portée mondiale. Dans ce cas, c'est la portée des outils de communication qui est européenne.

Qui contacter pour obtenir l'enregistrement EMAS ?

D'abord le Vérificateur environnemental (liste sur www.cofrac.fr) qui sera
choisi en fonction du secteur d'activité de l'entreprise. Une fois la vérification effectuée, l'entreprise envoie sa demande d'enregistrement EMAS au Service Environnement de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie - ACFCI . L'instruction du dossier est gratuite et prend trois semaines.

Les vérificateurs EMAS sont également habilités à réaliser des audits de certification ISO 14001 ce qui conduit à la fois à simplifier les démarches et à réduire les coûts.
Le vérificateur est alors responsable d'audit. L'audit de certification et l'audit de vérification font toujours l'objet de deux contrats distincts.

Quelles sont les étapes de mise en œuvre d'EMAS ?

Les étapes 1 à 4 sont, pour l'essentiel, communes à celles nécessaires à l'obtention de la certification ISO 14001. Les différences existantes dans ces étapes sont répertoriées dans le paragraphe "Pour une entreprise certifiée ISO 14001, quels sont les points qui seront vérifiés pour accéder à EMAS ?".

Les étapes 5 à 7 sont spécifiques à EMAS.

1. Analyse environnementale du site
Il s'agit de réaliser un inventaire des réglementations applicables et des impacts des activités du site. Parmi ces impacts, il faut sélectionner d'une part ceux que l'entreprise peut maîtriser et d'autre part ceux qui ont un impact significatif sur l'environnement. Des méthodes existent pour identifier et hiérarchiser les impacts significatifs ; le Conseiller Environnement des Chambres de Commerce et d'Industrie les connaît ou vous indiquera les professionnels de votre région capables de mener à bien cette étape.

2. Définition d'une politique
environnementale
C'est un engagement écrit de la direction à se conformer aux réglementations et à améliorer de façon continue les résultats environnementaux de l'entreprise.
Il doit être distribué à l'ensemble du personnel et accessible à toute personne qui en fait la demande.

3. Etablissement d'un programme environnemental
C'est un plan d'actions qui est la traduction concrète de la volonté exprimée dans la politique. Il indique notamment les objectifs précis et les mesures envisagées pour les atteindre, un échéancier de mise en œuvre, les moyens humains et techniques prévus et les budgets alloués.

4. Mise en place d'un système de management environnemental
Pour atteindre les objectifs fixés dans le programme, Il faut mettre en place une organisation et des structures qui assurent l'efficacité du système. Cette mise en place consiste, par exemple, à rédiger des procédures pour définir les responsabilités en matière d'environnement, prévoir les actions de formation. Le manuel environnement peut décrire de manière synthétique l'organisation et le fonctionnement du système mis en place.

5. Rédaction d'une déclaration
Etablie sous le contrôle de la direction de l'entreprise, elle décrit les impacts sur l'environnement des activités du site et présente la politique, le programme et le système de management mis en place. Elle est rédigée spécifiquement à l'intention du public sous forme résumée et non technique.

6. Vérification
C'est le vérificateur environnemental qui valide le système de management mis en place et la déclaration environnementale qui a été rédigée.
7. Enregistrement
L'entreprise envoie sa demande d'enregistrement à l'ACFCI la soumettra au Comité EMAS*.
La décision d'enregistrement sera donnée à l'entreprise par l'ACFCI dans un délai de trois semaines après réception de la demande.

* Le comité EMAS est un groupe d'experts constitué d'industriels, de personnalités reconnues en matières d'environnement et de représentants des administrations. Son rôle est double : il donne son avis concernant la qualité des demandes d'enregistrement ou de renouvellement et il harmonise les pratiques des différents acteurs de la mise en œuvre d'EMAS (Pouvoirs publics, vérificateurs, Commission Européenne).

Pour une entreprise certifiée ISO 14001, quels sont les points qui seront vérifiés pour accéder à EMAS ?

Aspects environnementaux
- Les aspects environnementaux liés aux procédures d'achats doivent être identifiés (Annexe VI, paragraphe 6.3.)
- L'analyse des effets de l'activité exercée doit être faite sur la biodiversité (Annexe VI, paragraphe 6.2. i)
- L'analyse des aspects environnementaux doit inclure les problèmes liés au transport concernant à la fois les biens, services et le personnel (Annexe VI, paragraphe 6.2. g)
- L'analyse des aspects environnementaux doit inclure les questions relatives aux produits (conception, conditionnement, transport, utilisation et recyclage/élimination des déchets). (Annexe VI, paragraphe 6.3. a)
- L'analyse des aspects environnementaux doit inclure les aléas liés aux investissements, l'octroi de prêts et prendre en compte également les services d'assurance (Annexe VI, paragraphe 6.3. b)
- L'analyse des aspects environnementaux doit inclure les résultats obtenus et les pratiques observées en matière d'environnement par les entrepreneurs, les sous-traitants et les fournisseurs (Annexe VI, paragraphe 6.3. g)

Réglementation
En ce qui concerne la réglementation, le règlement demande que l'entité candidate satisfasse en permanence aux exigences environnementales en vigueur (Annexe I, paragraphe B.1. c).

Objectifs
L'amélioration continue est une amélioration constante des résultats obtenus en matière d'environnement : le processus consiste à augmenter, année après année, les résultats quantifiables du système de management environnemental (Article 2, b).

Communication
Une déclaration doit être établie afin de fournir au public et aux autres
parties intéressées des informations relatives aux impacts et résultats environnementaux de l'organisation et à l'amélioration continue de la protection environnementale (Article 3 et Annexe III). Cette déclaration ou des extraits de cette déclaration (une fois validée par un vérificateur ou un organisme de vérification agréé) sont mis à disposition du public, notamment les collectivités locales et les clients (Annexe III, paragraphe 3.2.)
- Il devra être fait appel à des formes appropriées de participation du personnel telles que le système de boîte à idées, le travail de groupe fondé sur des projets, ou des comités pour l'environnement (Annexe I, paragraphe B.4.)


La compatibilité Qualité/Sécurité/Environnement.

Aujourd'hui encore il est constaté que l'immense majorité des entreprises qui engagent une démarche de management de l'environnement, dispose déjà d'un système qualité, certifié ou non. Le bon sens dicte de chercher les connexions possibles entre ces systèmes de management et d'y atteler, le cas échéant, la sécurité.

Qualité et environnement : la raison et les raisons
La nouvelle norme ISO 9000, dite version 2000, consacre plus que jamais la compatibilité avec les autres systèmes de management. La structure de cette norme, parue en décembre 2000, s'aligne sur celle des normes ISO 14000 et s'accompagne d'une norme commune pour les audits des systèmes de management de la qualité et de l'environnement, connue sous la référence ISO 19011.

Compatibilité ISO 9001/ISO 14001
Le modèle certifiable ISO 9001/2000 conçu, tout comme la norme ISO 14001 de laquelle il s'est d'ailleurs inspiré, sur une boucle d'amélioration continue, devrait plus encore inciter les entreprises qui ne sont certifiées pour aucun système de management, à aborder les deux approches de manière conjointe. En ce qui concerne les entreprises déjà certifiées selon ISO 9001/2, la stratégie adoptée est fondée sur le souhait de valoriser le savoir-faire acquis dans le management de la qualité pour la gestion de l'environnement.

Les points d'entente
Les deux démarches privilégiant une boucle d'amélioration continue, il n'est pas étonnant que l'on retrouve des similitudes au niveau des exigences directement liées au management telles que les aspects de définition de politique, attribution de responsabilités, déploiement d'objectifs, déclenchement d'actions correctives et préventives, conduite d'audits internes ou de pilotage par des revues de direction.
Il est donc judicieux d'adopter, sinon un système commun, au moins des procédures communes aux deux systèmes, afin de conserver les acquis capitalisés dans la démarche qualité.

Les points de désaccord
Côté environnement, les aspects liés à la stratégie d'entreprise, les objectifs et la communication sont particulièrement mis en valeur. Ainsi la politique environnementale proposée par ISO 14001 insiste de façon explicite sur des éléments tels que la prévention de la pollution, l'engagement public ou l'amélioration des performances.
Dans la partie "DO", on met l'accent sur les aspects de communication interne/externe, et sur la prise de conscience de situations d'urgence intrinsèques à l'environnement. Côté qualité, les aspects liés au processus sont plus développés, de la définition du besoin
jusqu'aux prestations associées.

La sécurité indissociable de l'environnement
Le management de la sécurité ne dispose pas de référentiel international. Les certifications sécurité, en Europe, s'ancrent soit sur le BS 8800, spécification britannique, délivrée sous accréditation UKAS, soit sur le VCA, référentiel hollandais, pouvant donner lieu à une certi-fication sous accréditation hollandaise, soit sur l'OHSAS 18001 (Occupational Health and SAfety management Systems - specification). Ce dernier ouvre la brèche du consensus. Strictement privé, il résulte du travail commun d'un certain nombre d'organismes internationaux de normalisation et de certification et a le mérite d'offrir une matière première crédible aux approches transnationales de management de la sécurité.
L'OHSAS 18001 n'est pas une norme internationale et il ne peut aucunement, à ce jour, donner lieu à l'émission d'un certificat accrédité. Cependant, officiellement présenté en avril 1999 au Royaume-Uni, il prend date pour le futur développement d'une norme internationale de sécurité.
L'ISO, saisi par le bureau de normalisation britannique pour arbitrer cette question, s'est réuni à deux reprises pour confirmer sa décision de ne pas engager de travaux sur ce thème. L'ISO est une fédération d'organismes de normalisation et, en son sein, la France fait partie des opposants à une norme de la sécurité, cette matière étant jugée dans notre pays, du ressort exclusif du droit du travail.

La demande du marché est pourtant bien présente et la croissance des certifications intégrées QSE appelle au moins une norme sécurité alignable sur les référentiels qualité et environnement, sinon un texte commun aux trois approches.

Conclusion

Si le bon sens dicte de chercher les points d'accord entre les démarches qualité, environnement et sécurité, et si un schéma d'intégration semble être la voie d'avenir, il faut souligner les fortes différences structurelles et culturelles qui existent, notamment entre la qualité d'une part et l'environnement et la sécurité d'autre part.
Ces deux dernières doivent s'adapter à un étau réglementaire, chaque jour plus contraignant et elles s'adressent à toutes les parties intéressées, administratives, associatives et privées, non seulement au client. Dans l'entreprise comme à l'extérieur de l'entreprise, ce ne sont pas forcément les mêmes compétences qui peuvent conduire le destin de ces trois sujets.

Intégrer les systèmes de management en spécifiant les exigences et les compétences est le pari que doit relever l'entreprise du XXIème siècle.